Lucie Dillon: a tragic destiny, but hope, always

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The colonnade - ©Cobra bubbles / CC-BY The colonnade - ©Cobra bubbles / CC-BY
Bouilh castle Castle Tragic destiny Love story Henriette-Lucy Dillon French Revolution

Love at first sight!

It’s THE great figure of the castle, a passionate and amazing woman: Henriette-Lucie Dillon. Daughter-in-law of La Tour du Pin-Gouvernet, Le Bouilh's owner. Lucie was Irish, her father fought in America for the Independence. All alone in France (she lost her mother), she lived at her grandmother’s house in her castle near Soissons (Picardy). A cruel and bitter grandmother, who made life difficult to Lucie…

She found some comfort near her uncle, the archbishop of Narbonne, Richard Dillon… And finally, her father came back! With lots of plans for her: time to think about a wedding! He suggested her sir de La Tour du Pin-Gouvernet, a friend with whom he fought in America. Why not, thought Lucie.

Yes, but Granny didn’t want to! She said this sir wasn’t good enough for them… Well, the wedding’s plans fell through: so the finally moved in Paris. There, her father destined Lucie to the duke of Biron: not bad, not bad… but the sir was 80! For the first time (but not the last) of her life, Lucie said a loud “NO”: no, she only wanted this sir La Tour du Pin…

Yes! She never met him, but she fell she could love him… So, the young man’s father came to make a marriage proposal to Lucie, one day of 1786. She suddenly saw the face of her fiancé, Frédéric… and immediately fell in love with him! And do you know what? The feeling’s mutual…

From storms to storms

The wedding took place in 1787, but soon the French Revolution came and expelled the little couple from Versailles, were they lived. It didn’t matter, they moved in Le Bouilh castle: there, the couple and their children loved each other and had peaceful and happy moments.

She wrote in her Memories (Journal d’une femme de 50 ans): Les quatre mois que nous y passâmes sont restés dans ma mémoire, et surtout dans mon cœur, comme les plus doux de ma vie. Une bonne bibliothèque fournissait à nos soirées, et mon mari, qui lisait pendant des heures sans se fatiguer, les consacra à me faire un cours d'histoire et de littérature aussi amusant qu'instructif. Je travaillais aussi à la layette de mon enfant, et je reconnus alors l'utilité d'avoir appris, dans ma jeunesse, tous les ouvrages que les femmes font d'habitude.

Notre bonheur intérieur était sans mélange et plus complet qu'à aucun autre moment de notre vie commune passée. La parfaite égalité d'humeur de mon mari, son adorable caractère, l'agrément de son esprit, la confiance mutuelle qui nous unissait, notre entier dévouement l'un pour l'autre, nous rendaient heureux, en dépit de tous les dangers dont nous étions entourés. Aucun des coups qui nous menaçaient ne nous effrayait, du moment que nous devions être frappés ensemble.


But the Revolution followed them! It was now in Gironde… So, immediately, the little family embarked for America. Just imagine them making the great crossing, on a boat… Lucie wrote: Ma vie de bord, toute dure qu'elle fût, m'était pourtant utile en ce sens qu'elle avait forcément éloigné de moi toutes les petites jouissances dont on ne connaît pas le prix quand on les a toujours possédées.

En effet, privée de tout, sans un moment de loisir, entre les soins à donner à mes enfants et à mon mari malade, non seulement je n'avais pas fait ce que l'on appelle sa toilette depuis que j'étais à bord, mais je n'avais même pu ôter le mouchoir de madras qui me serrait la tête.

Je trouvai mes cheveux, que j'avais très longs, tellement mêlés que, désespérant de les remettre en ordre et prévoyant apparemment la coiffure à la Titus, je pris des ciseaux et je les coupai tout à fait courts, ce dont mon mari fut fort en colère. Puis je les jetai à la mer, et avec eux toutes les idées frivoles que mes belles boucles blondes avaient pu faire naître en moi.


In America, a brand new and quiet life awaited for them, where Lucie made the harvest, looked after her cattle, cooked and cleaned her house… and she saw lots of amazing things! Like Indians, some “wild men”, to whom she bought moccasins… Aaah, she felt like in le Bouilh castle, but before the Revolution!

A real happiness… But one day, a letter arrived: they had to come back in France! Back in a wounded country, to get back their possessions. And yet, the Bouilh was completely plundered, damaged… no more furniture! They had to start from scratch. But Lucie was so brave…

Cette maison, je l'avais laissée bien meublée, et si on n'y trouvait rien d'élégant, tout y était commode et en abondance. Je la retrouvais absolument vide: pas une chaise pour s'asseoir, pas une table, pas un lit. J'étais sur le point de céder au découragement, mais la plainte eût été inutile. Nous nous mîmes à défaire nos caisses de la ferme, depuis longtemps déjà arrivées à Bordeaux, et la vue de ces simples petits meubles, transportés dans ce vaste château, provoqua en nous bien des réflexions philosophiques.

When Louis-Philip took office, their son Aymar who followed the duchess of Berry was condemned to death. His father saved him but they put him in jail few months, always followed by his faithful Lucie… The family then left France and moved in Switzerland: Fédéric died there in 1837, Lucie in 1853.


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